Paroles & musique Francis Lemarque (1952)
[SI]
Écrite en 1952, cette dénonciation de la guerre est l’illustration de la chanson populaire telle que la conçut et la pratiqua la génération militante de l’après-guerre.
Quand un soldat
Fleur au fusil, tambour battant, il va ;
Il a vingt ans un cœur d’amant qui bat ;
Un adjudant pour surveiller ses pas ;
Et son barda contre ses flancs qui bat.
Quand un soldat s’en va-t-en guerre, il a
Dans sa musette son bâton d’maréchal,
Quand un soldat revient de guerre il a
Dans sa musette un peu de linge sale.
Partir pour mourir un peu
À la guerre, à la guerre.
C’est un drôle de petit jeu
Qui n’va guère aux amoureux.
Pourtant, c’est presque toujours
Quand revient l’été
Qu’il faut s’en aller.
Le ciel regarde partir
Ceux qui vont mourir
Au pas cadencé.
Des hommes, il en faut toujours,
Car la guerre, car la guerre
Se fout des serments d’amour,
Elle n’aime que l’son du tambour.
Quand un soldat s’en va-t-en guerre, il a
Des tas d’chansons et des fleurs sous ses pas.
Quand un soldat revient de guerre il a
Simplement eu d’la veine et puis voilà (bis)