Paroles anonyme (1943), musique traditionnelle
[SI]
Hymne des résistants italiens de la Seconde Guerre mondiale, puis du mouvement ouvrier. Ce chant est une variante d’une chanson des cueilleuses de riz de la vallée du Pô.
Bella ciao
Una mattina, mi son alzato,
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao !
Una mattina, mi son alzato,
E ho trovato l’invasor.
Oh partigiano portami via,
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao !
Oh partigiano, portami via,
Che mi sento di morir.
E si io muoio, da partigiano,
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao !
E si io muoio, da partigiano
Tu mi devi seppellir.
Mi seppellirai lassù in montagna
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao !
Mi seppellirai lassù in montagna
Sotto l’ombra di un bel fior.
Tutte le genti, che passeranno,
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao !
E le genti che passeranno,
Ci diranno « O che bel fior ».
E questo è il fiore del partigiano
O bella ciao, bella ciao, bella ciao, ciao, ciao !
E questo è il fiore del partigiano
Morto per la libertà ! (bis)
Traduction
Un beau matin, je me suis levé
Bella ciao…
Et j’ai trouvé l’envahisseur.
Oh partisan emmène-moi loin d’ici
Car je me sens prêt à mourir.
Et si je meurs, en partisan
Il faudra que tu m’enterres.
Tu m’enterreras là-haut dans la montagne.
À l’ombre d’une belle fleur.
Tous les gens, qui passeront,
Se diront « Oh quelle belle fleur ».
Ça, c’est la fleur du partisan
Mort pour la liberté…
Histoire
La chanson d’origine était chantée par les femmes récoltant le riz dans les plaines
du Pô, se plaignant des moustiques, des insectes infestant la région, mais aussi
de manière symbolique des contremaîtres et exploitants.
Reprise par la Résistance italienne, pendant la Seconde Guerre Mondiale (en 1943),
cette chanson populaire de fut l’un des chants de guerre des partisans italiens
dans leur lutte contre le fascisme.
Elle devient, dans sa nouvelle version un hymne du mouvement ouvrier.